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Journal du Droit des Affaires en Afrique à paraître tous les....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edito

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ALEA JACTA EST  

Révolue l’époque où l’on appréhendait la perspective de la mondialisation, avec ses incertitudes ! Aujourd’hui elle nous englobe, et bien malin qui croit s’y soustraire ! Aux marchés étroits se sont substitué des marchés globaux, ou encore dits communautaires. Les frontières pays ont progressivement reculé à la faveur des unions régionales et sous régionales. Avec cette redéfinition de la carte géopolitique, des réformes normatives également interviennent pour servir de charpente aux mutations enclenchées. Une fois de plus les frontières nationales prennent du recul : Les lois nationales cèdent le pas aux textes communautaires, indispensables à la libre circulation des hommes et des biens dans les grands

Espaces communautaires

Notre propos n’est point de critiquer, encore moins de faire l’apologie de ce phénomène de globalisation mais simplement d’aboutir au constat suivant : Nous sommes devenus par la force des choses des citoyens d’un ordre nouveau, dans lequel les plus petits, et les moins performants sont appelés à disparaître, les marginaux également.

L’Afrique, bien que défavorisée en bien des égards, ne saurait être reléguée, à moins que nous n’y consentions nous même, ou pis encore que nous y travaillions, en nous tenant simplement en marge de ce processus planétaire.

Aujourd’hui les perspectives sont grandes qui s’offrent à nous, mais les challenges aussi, nombreux.

Déjà, les réformes en cours exigent des professions juridiques et judiciaires, un nouvel effort d’adaptation voire d’apprentissage, une plus grande ouverture aux autres, des cadres de rencontres et d’échanges, pour être compétitifs, car la sélection se fera dorénavant, en tout cas pour l’essentiel, sur des critères de performance.

Pour ce faire nous sommes condamnés à nous approprier les outils de la mondialisation.

Désormais, il importe pour nos cabinets d’être notre seulement présents sur le Web à l’exemple des cabinets occidentaux, mais surtout de développer des outils, des contenus de qualité, des produits compétitifs. Il y va de notre survie.

C’est de cet esprit, que procède , Afrilaw, une publication électronique, éditée par la Cabinet malien Juri-Partner, pour contribuer à l’évolution du droit, particulièrement du droit des affaires dans l’espace OHADA et en Afrique.

Vous aurez cependant compris, que sa réussite et sa pérennisation dépendent de l’apport intellectuel , que chacun, juriste autant que nous sommes, pourrait lui faire, qui en contribuant par un article de fond, qui par un arrêt commenté ou un avis juridique sur une question déterminée, sur lesquels d’autres juristes de différents horizons pourraient également émettre des avis dans le forum de discussion.

Nous espérons qu’à la longue nous aboutirons à la mise en place d’un réseau de juristes d’affaires Africains, suffisamment outillés pour faire face aux bourrasques qui ne manqueront de venir d’ailleurs, si nous ne nous donnons pas les moyens intellectuels d’y faire face :

A nous de faire avancer le droit, le monde des affaires et l’Afrique avec !

 

Me Mamadou G. DIARRA